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Август
2016

Donald Trump retourne sa veste dans tous les sens sur l'immigration

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ÉTATS-UNIS - À force de changer d'avis, Donald Trump va finir par en avoir la tête qui tourne. Illustration de sa nouvelle équipe de campagne dirigée par deux personnalités totalement opposées, le candidat républicain à la Maison Blanche alterne ces jours-ci entre deux positions contradictoires sur l'un des sujets qui lui tiennent pourtant le plus à coeur: la bataille contre l'immigration.

Tout a commencé dimanche 21 août. Alors que Donald Trump promettait depuis novembre 2015 de mettre en place une force spéciale pour expulser les personnes installées clandestinement sur le sol américain, sa nouvelle directrice de campagne Kellyanne Conway -modérée et respectée du parti républicain- a annoncé que le magnat de l'immobilier voulait traiter "de façon juste et humaine" ces 11 millions d'immigrés.

Plus question de déporter manu militari ces millions de personnes, mexicaines pour la moitié? Interrogée sur ce changement, Conway a démenti sur CNN tout glissement du milliardaire. Toujours est-il que quarante-huit heures plus tard, Donald Trump apparaissait sur Fox News pour dire qu'il pouvait "absolument y avoir un assouplissement" de cette mesure phare de sa candidature (voir ci-dessous).





Pas d'assouplissement mais... un durcissement


À la traîne d'une petite dizaine de points dans les sondages derrière Hillary Clinton, le candidat républicain -qui tente difficilement depuis peu de charmer les électorats noirs et hispaniques- semblait donc adoucir son discours. Mais cela a vite été relativisé. Dès le lendemain, mercredi 24 août, Trump est revenu sur les écrans de télévision pour promettre qu'il "n'y [aurait] pas d'amnistie en tant que telle".

Soufflant le chaud et le froid. Il a cependant assuré que sa campagne travaillait sur le dossier, évoquant le fait que des gens étaient venus lui dire qu'"expulser une personne qui se trouve ici depuis 15 ou 20 ans, ainsi que sa famille, c'est difficile" et a promis une décision rapide.

Interrogé jeudi 25 août par Anderson Cooper sur CNN, le businessman new-yorkais a de nouveau changé d'avis sur la question. "Le premier document que je signerai (en cas d'élection) sera pour les expulsions. Il ne s'agit pas d'un assouplissement, certains qualifient même ça de durcissement", a rétorqué Trump face au journaliste qui lui demandait de s'expliquer sur ce changement de position (voir ci-dessous).





"Il est désespéré"


Ces virevoltes ont entraîné des critiques dans le camp démocrate comme républicain. Interrogé à la radio jeudi, Jeb Bush -candidat malheureux des primaires républicaines- s'est moqué de l'attitude du milliardaire. Attaqué au début de la campagne par Trump qui le jugeait trop laxiste sur le dossier de l'immigration, Jeb Bush a estimé que "peu importe la position de Donald Trump le matin, car elle était différente la veille et pourra changer dans l'après-midi même et être encore différente le lendemain" (écoutez ci-dessous en anglais).





Hillary Clinton, qui accorde rarement d'interviews à la presse, a commenté sur CNN que c'était "la 3e position différente que Trump [adoptait] sur l'immigration". Des changements qui "envoient le message qu'il désespère de retomber sur ses pieds après la campagne dévastatrice qu'il a menée", selon la candidate démocrate.





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