Les larmes de Neymar après la médaille d'or du Brésil contre l'Allemagne aux JO de Rio
Le Maracana a explosé de joie, et si Neymar était vaincu, c'était seulement par l'émotion, des pleurs libérateurs. Car le capitaine a rempli sa mission, à l'issue d'un match incroyablement intense.
Neymar qui tire le dernier penalty comme CR7 avait fait pour donner la victoire au Real en final de ldc #BREALL pic.twitter.com/oErpbIKa8A
— $ (@smbzzzz) 20 août 2016
Les huit premiers joueurs avaient réussi leur tir au but, quand le gardien Weverton a arrêté la tentative de Petersen. Neymar devait tirer le penalty le plus important de sa vie, à 24 ans. Une responsabilité démentielle. Pour un sacre historique, qui parachève le palmarès brésilien, après trois défaites en finale, dont 2012.
Je n'avais pas encore entendu autant de bruit dans un stade qu'au moment du tir au but de Neymar. Ferveur incroyable dans le Maracana.
— dupont regis (@regisdupont) 20 août 2016
A ti, toda a honra e toda a glória ⚽ pic.twitter.com/pE1t1meuYc
— Neymar Jr (@neymarjr) 21 août 2016
Les deux pays n'avaient jamais remporté les Jeux, et l'Allemagne disputait même sa première finale (sans compter la RDA). Étrange, pour les deux nations les plus médaillées en Coupe du monde.
Laver l'affront du Mondial-2014
Et c'est avec la Coupe du monde que le Brésil avait justement un compte à régler. Car s'il a perdu trois finales de JO, dont celle de 2012 face au Mexique (2-1), avec Neymar déjà, il s'agissait bien de laver l'affront du 7-1 encaissé en demi-finale du Mondial-2014 à domicile, déjà.
Cela faisait deux ans que le "futebol" se morfondait. Alors quoi de mieux qu'une revanche dans le mythique temple du foot avec le bourreau, fût-ce son ersatz juvénile, et titre inédit à la clef?
Rogerio Micale comme Horst Hrubesch, les deux sélectionneurs, ne voulaient pas entendre parler de revanche, entre une Coupe du monde de sélections A et des JO de jeunes joueurs (moins de 23 ans sauf trois éléments). N'empêche: 200 millions de Brésiliens ne parlaient que de ça, et le Maracana avait entonné dès la demi-finale survolée face au Honduras (6-0) le chant "L'Allemagne peut attendre, son heure va arriver!", répété avant la finale.
"J'ai dit aux joueurs que ce serait leur stade, que 80.000 personnes les salueraient, et qu'ils n'avaient qu'à jouer au foot, a dit Hrubesch. Il n'y avait pas à faire dans son froc, sinon on ne fait pas du bon football".
"Il fallait donner une réponse au peuple", a souligné pour sa part Micale, "maintenant on va avoir un peu plus de tranquillité".
This is how it sounds like when Brazil wins at the Maracana pic.twitter.com/5hHxpU95EJ
— Nikhil Naz (@NikhilNaz) 21 août 2016
Ce sacre olympique n'efface par le "Mineirazo" de 2014, ce descendant du "Maracanazo" de 1950. Mais s'il ne guérit pas, cet or apaise.
Neymar est allé à la mine
Il apaise au bout de deux ans de fiascos sportifs (Copas America 2015 et 2016, qualifications cahoteuses en vue du Mondial-2018), dans un climat vicié par les forts soupçons de corruption pesant sur les pontes de la fédération et son président lui-même, Marco Polo Del Nero, "le Marco Polo qui ne voyage pas" par peur d'être extradé aux Etats-Unis...
"J'ai tant de souvenirs au Maracana, et aujourd'hui (samedi) un nouveau s'est créé, a tweeté le Roi Pelé. Quelle finale parfaite pour les JO! Le Brésil a montré de l'excellence sur le terrain et en dehors".
Eu tenho tantas memórias do Maracanã e hoje uma nova memória foi criada. Que final perfeito para os Jogos Olímpicos! #BRA #OURO
— Pelé (@Pele) 21 août 2016
O Brasil mostrou excelência dentro e fora do campo. #Olympics
— Pelé (@Pele) 21 août 2016
Et pour dénicher cet or apaisant, Neymar en bon capitaine est allé à la mine. Ou plutôt, il en a envoyé une dans la lucarne de Horn sur un coup franc somptueux, barre rentrante (27e).
27' Goooolaaaaaazooooo de Neymar. En vivo #Bra 1-0 #ALE. Final #JuegosOlimpicos pic.twitter.com/XtRktqNF22
— PortalDelFútbol (@portal_futbol) 20 août 2016
Il l'a célébrée en faisant le fameux geste d'Usain Bolt, présent en tribune, après un premier hommage indirect mercredi quand il avait marqué dès la 15e seconde en demie le but le plus rapide de l'histoire des JO.
Neymar celebrando su gol a #GER a lo Usain Bolt. El jamaiquino, en la tribuna. pic.twitter.com/jSp0rvN0WH
— Luis Gonzales (@luchvr) 20 août 2016
Les Allemands, eux, avaient la barre maudite, quand ils voyaient la frappe enroulée de Brandt (11e) et la tête de S. Bender (35e) s'y écraser. Et Meyer contraignait Weverton à un bel arrêt sur sa ligne (30e).
Mais ces occasions nettes étaient bientôt récompensées par l'égalisation signée du même Meyer, oublié au point de penalty et à la réception d'un centre de Toljan (59e).
GOAL! It’s an equaliser for Germany! Max Meyer with the goal #GERvSWE #bra 1 - #ger -1 #Rio2016 #Olympics pic.twitter.com/6LBzVubrNz
— Sports News (@eDailySports) 20 août 2016
Et la bande à Neymar voyait ressurgir les démons des deux 0-0 initiaux: pendant le temps réglementaire, sur 13 tirs, seulement 3 cadrés...
"Nous avons été critiqués, on a parlé de nous mais nous avons répondu par le football", a relevé "Ney".
À partir de la 112e minute, chaque possession allemande s'accompagnaient d'une bronca de sifflets assourdissante.
Jusqu'à l'explosion finale.
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