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Июнь
2016

Loi Travail: Mailly (FO) ouvre la voie à une sortie de crise

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LOI TRAVAIL - C'est une première brèche dans le front syndical contre la loi Travail. Le patron de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, à l'initiative avec la CGT du mouvement social contre la réforme du code du travail, s'est félicité ce mercredi d'avoir obtenu des "garanties" du gouvernement sur l'avenir des branches professionnelles qui devraient continuer de primer dans une série de domaines.

La ministre du Travail, Myriam El Khomri, a annoncé mercredi dans Le Monde que le gouvernement allait déposer "de nouveaux amendements" au projet de loi travail, visant à "réaffirmer" le rôle de la branche. Sur le fond, pas question de toucher au très controversé article 2 qui accorde la prééminence aux accords d’entreprise sur les accords de branche et nationaux. Mais les amendements que soutiendra le gouvernement devrait élargir le périmètre des sujets échappant à la primauté de l'accord d'entreprise. Une clarification soutenue, et c'est important, par son principal allié la très réformiste CFDT.

"Nous obtenons, a priori, que, sur toute une série de thèmes, la branche, demain, sera confirmée comme le niveau de négociation", a salué Jean-Claude Mailly, citant "les salaires, les classifications, la formation professionnelle, la prévoyance, l'égalité professionnelle et la pénibilité". "Cela veut dire qu'on garantit que la branche existe encore demain, c'est un point positif", se réjouit le dirigeant syndical qui doit être reçu ce mercredi par le premier ministre Manuel Valls.

Un projet de loi "en progrès", pas de nouvelle manifestation

Si elle ne répond pas à tous les griefs exprimés par les opposants au projet de loi qui vient d'être adopté au Sénat (dans une version ultra-libérale), cette concession de l'exécutif pourrait servir de prétexte à FO pour se désengager d'un conflit social qui dure désormais depuis quatre mois.

"Ce qui est négatif, c'est que les heures supplémentaires, le travail de nuit et le temps partiel continuent de relever de l'entreprise", nuance Jean-Claude Mailly pour qui la question des heures sup et donc des 35 heures "reste un point bloquant aujourd'hui". Pourtant, le secrétaire général de Force Ouvrière reconnait que le projet de loi est "en progrès" et promet de "continuer le lobbying, y compris auprès des députés, notamment sur les heures supplémentaires".

Signe que l'heure est au dégel, Force Ouvrière exclut pour l'heure d'appeler à de nouvelles manifestations. Ce mardi, à l'occasion du 11e appel à manifester, la CGT avait fixé d'office la date de la prochaine journée d'actions au 5 juillet prochain.

"Nous, on n'est pas dans la logique, pour le moment, de poursuivre des manifestations", a-t-il répété, mais "on peut s'exprimer, faire la pression différemment". Alors que la participation dans les défilés faiblit sensiblement, le leader de Force ouvrière admet que "cela devient compliqué, notamment sur Paris", de mobiliser dans les cortèges: "C'est un équilibre compliqué entre, d'un côté, assurer la sécurité, et dans le même temps, l'obligation de passer des barrages pour aller manifester." "Et on arrive à la période d'été", synonyme de démobilisation des forces contestataires.

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