Avec Franz-Olivier Giesbert, Pierre Gattaz n'a peut-être pas trouvé l'allié idéal pour attaquer la CGT
SYNDICATS - La CGT est décidément une cible de choix ces derniers jours. En pointe dans la contestation contre la loi Travail, le syndicat vient de se voir reprocher ses méthodes de "voyous" et même de "terroristes" par Pierre Gattaz. Ce mercredi 1er juin, le patron du Medef a finalement retiré le mot "terroriste", qu'il a admis être "totalement inapproprié", tout en maintenant le reste.
Et il vient de recevoir un allié peut-être un brin embarrassant, au vu des nombreuses réactions indignées - et pas exclusivement issues de la CGT - qui ont déferlé sur les réseaux sociaux. Cet allié, c'est Franz-Olivier Giesbert. L'ancien patron et éditorialiste du Point s'est fendu ce mercredi d'une charge virulente contre le syndicat de Philippe Martinez dans un texte intitulé "Ne cédons pas à la CGT, saperlotte!"
"No comment", répond la CGT
Tout en admettant que "la comparaison peut paraître scabreuse, "FOG" attaque d'emblée: "La France est soumise aujourd'hui à deux menaces qui, pour être différentes, n'en mettent pas moins en péril son intégrité : Daech et la CGT". Comme s'il avait déjà prévu la cascade de réactions que sa petite phrase ne manquerait pas de déclencher, le journaliste tient à "rassurer la police de la bien-pensance" en écrivant que "ces deux organisations minoritaires ne sont pas de même nature".
Mais Franz-Olivier Giesbert en vient ensuite aux "armes" de la confédération fondée en 1895, citant notamment "l'intimidation", qui seraient "les mêmes" que celles de l'organisation jihadiste qui a conquis de vastes pans de l'Irak, de la Syrie et de la Libye et revendiqué de nombreux attentats sanglants à travers le monde.
Contactée par Le HuffPost, la CGT a répondu qu'elle ne ferait "pas de commentaire" sur le sujet. La CGT du groupe Publicis a elle réagi sur Twitter en qualifiant Franz-Olivier Gisbert de "pitre", "largement pire comme danger pour la France que la CGT".
Sans surprise, cet éditorial a été plutôt mal accueilli sur Twitter, des internautes inversant la formule de "FOG" à son encontre, interrogeant sa "décence" ou son "sens de la mesure" ou encore appelant la CGT à l'attaquer en justice.
Et il vient de recevoir un allié peut-être un brin embarrassant, au vu des nombreuses réactions indignées - et pas exclusivement issues de la CGT - qui ont déferlé sur les réseaux sociaux. Cet allié, c'est Franz-Olivier Giesbert. L'ancien patron et éditorialiste du Point s'est fendu ce mercredi d'une charge virulente contre le syndicat de Philippe Martinez dans un texte intitulé "Ne cédons pas à la CGT, saperlotte!"
"No comment", répond la CGT
Tout en admettant que "la comparaison peut paraître scabreuse, "FOG" attaque d'emblée: "La France est soumise aujourd'hui à deux menaces qui, pour être différentes, n'en mettent pas moins en péril son intégrité : Daech et la CGT". Comme s'il avait déjà prévu la cascade de réactions que sa petite phrase ne manquerait pas de déclencher, le journaliste tient à "rassurer la police de la bien-pensance" en écrivant que "ces deux organisations minoritaires ne sont pas de même nature".
Mais Franz-Olivier Giesbert en vient ensuite aux "armes" de la confédération fondée en 1895, citant notamment "l'intimidation", qui seraient "les mêmes" que celles de l'organisation jihadiste qui a conquis de vastes pans de l'Irak, de la Syrie et de la Libye et revendiqué de nombreux attentats sanglants à travers le monde.
Contactée par Le HuffPost, la CGT a répondu qu'elle ne ferait "pas de commentaire" sur le sujet. La CGT du groupe Publicis a elle réagi sur Twitter en qualifiant Franz-Olivier Gisbert de "pitre", "largement pire comme danger pour la France que la CGT".
@fogiesbert Le pitre Giesbert est largement bien pire comme danger pour la France que la CGT #presselibre #merdias #JeSoutiensLaGreve
— CGT Publicis (@CGTPublicis) 1 juin 2016
Sans surprise, cet éditorial a été plutôt mal accueilli sur Twitter, des internautes inversant la formule de "FOG" à son encontre, interrogeant sa "décence" ou son "sens de la mesure" ou encore appelant la CGT à l'attaquer en justice.
Giesbert toujours dans la nuance, qui met sur le même plan Daech et la CGT. "Comparaison scabreuse" ? Petit joueur. pic.twitter.com/8UZOntIWLn
— Aurélien Barbé (@BarbeAurelien) 1 juin 2016
La France est soumise à deux menaces aujourd'hui : Daech et Franz-Olivier Giesbert.
— Vincent (@wave_back) 1 juin 2016
@fogiesbert la sénilité guette taisez-vous désormais comparaison honteuse #indécence #ignominie @CGT doit attaquer https://t.co/hhRhOZjqw4
— David Roy (@DavidRoy025) 1 juin 2016
On arrive à détecter le signal d'une boîte noire, mais je pense qu'il faut renoncer à détecter de la décence chez M. Giesbert.
— Jacques Raillane (@AbouDjaffar) 1 juin 2016
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