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Peinture : sur les traces de Joaquin Sorolla, de Madrid à Valencia

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Parmi les événements attendus à Madrid, figure en bonne place la réouverture du musée Sorolla, qui achève sa mue après plus de deux ans de travaux. Rénové en profondeur, agrandi, il sera bientôt prêt à accueillir les visiteurs dans ce qui fut le refuge du plus emblématique artiste espagnol au tournant du XXe siècle. C’est en 1911 que l’architecte Enrique Maria Repullés y Vargas édifie cette imposante maison-atelier sur le Paseo General Martinez Campos, au cœur de la capitale espagnole, pour Joaquin Sorolla (1863-1923) et sa famille, alors que le coloriste originaire de Valencia rencontre un succès international avec ses scènes de plage baignées de lumière.

Après la mort du peintre, sous l’égide de sa veuve Clotilde Garcia, la demeure devient un musée national en 1932, un lieu unique qui abrite 1 400 toiles signées du luministe, parmi lesquelles la célèbre Promenade au bord de la mer, du mobilier, des sculptures, des céramiques, des objets réunis par Sorolla tout au long de sa vie, mais aussi un important fond de photographies anciennes et de correspondance privée.

Près de 9000 pièces composent les collections du museo Sorolla, au cœur de la capitale espagnole.

En doublant sa superficie, le nouveau musée Sorolla va désormais jouir de nouveaux espaces d’expositions temporaires, de réserves modernes aptes à conserver les quelque 9 000 pièces qui composent ses collections, d’un atelier de restauration innovant et d’une salle de spectacles. Le bâtiment existant, lui, s’est vu réhabilité, notamment pour fluidifier le parcours de visite et rafraîchir des éléments architecturaux restés dans leur jus depuis plus de quatre-vingt-dix ans. Quant aux jardins, dessinés par Sorolla lui-même, ils ont eux aussi bénéficié d’un lifting, mais, jurent les responsables de l’institution, sans altérer le charme et l’intimité d’un havre de paix devenu, au fil des décennies, le lieu de flânerie préféré des Madrilènes.

A Valencia, que l’on peut rallier en deux heures depuis Madrid, une autre histoire s’écrit autour de Joaquin Sorolla. Sa cité natale s’apprête à inaugurer une nouvelle vitrine dédiée au peintre dans les murs d’un ancien bâtiment des postes, le Palacio de las Comunicaciones, grâce au prêt de 220 œuvres du maître par la Hispanic Society of America, basée à New York, qui fera du site son entité européenne. Dès le printemps, en attendant l’ouverture des lieux, une sélection de pièces va être montrée au Museo de la Ciudad, dont plusieurs portraits, fameux, qui contribuèrent à sa renommée outre-Atlantique. Aujourd’hui, en Espagne ou ailleurs (à Toulouse, la Fondation Bemberg lui consacre une exposition à partir d’avril), 2026 est bien l’année Sorolla.