Guerre au Moyen-Orient : les derniers développements
- Appel du Hamas à l'Iran
Le mouvement islamiste palestinien Hamas a exhorté samedi l'Iran à cesser de viser les pays du Golfe en représailles aux attaques américano-israéliennes dont il est la cible.
"Tout en affirmant le droit de la République islamique d'Iran à riposter à cette agression par tous les moyens disponibles, conformément aux normes et au droit international, le mouvement appelle ses frères en Iran à ne pas prendre pour cible les pays voisins", a écrit le Hamas sur Telegram.
- Demande d'évacuation à Tabriz, Iran
L'armée israélienne a demandé samedi aux habitants d'une zone industrielle de l'ouest de Tabriz, dans le nord de l'Iran, d'évacuer en prévision d'opérations militaires "dans les prochaines heures".
"Pour votre sécurité et votre santé, nous vous demandons de quitter immédiatement la zone", a écrit l'armée israélienne sur le réseau social X, carte à l'appui. Un avertissement qui n'avait aucune chance d'être lu par les intéressés, internet étant coupé en Iran depuis deux semaines.
- L'Iran "complètement vaincu" selon Trump
Le président américain a déclaré que l'Iran "est complètement vaincu et veut un accord".
"Les médias diffusant de fausses informations détestent rendre compte des excellents résultats obtenus par l'armée américaine face à l'Iran, qui est totalement vaincu et souhaite conclure un accord – mais pas un accord que j'accepterais !" a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social, sans plus de précisions.
- Pas d'infrastructure pétrolière endommagée à Kharg
Aucune infrastructure pétrolière n'a été endommagée sur l'île stratégique de Kharg, hub pétrolier de l'Iran situé dans le Golfe, a rapporté l'agence de presse Fars. Des frappes américaines y ont été menées vendredi contre des sites militaires que Donald Trump affirme avoir "complètement détruit".
Le président américain a menacé d'"anéantir" les infrastructures pétrolières de l'île, qui abrite le plus grand terminal d'exportation de pétrole brut de l'Iran.
L'armée iranienne a répliqué en menaçant de "réduire en cendres" les infrastructures pétrolières liées aux Etats-Unis en cas d'attaque sur cette île située dans le Golfe persique à environ 30 kilomètres des côtes iraniennes.
- Ambassade des Etats-Unis en Irak visée
Une attaque de drone a visé samedi à l'aube l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad, a indiqué un haut responsable sécuritaire irakien, un journaliste de l'AFP voyant de la fumée noire s'élever au dessus du complexe diplomatique en plein coeur de la capitale.
L'attaque intervient après une série de frappes ayant visé samedi avant l'aube un groupe armé pro-iranien, faisant deux morts, selon des sources de sécurité. De fortes explosions ont été entendues à plusieurs reprises dans la ville par des journalistes de l'AFP.
- Missiles interceptés au Qatar
Le Qatar a annoncé samedi avoir intercepté deux missiles, après avoir fait évacuer plusieurs zones clés. Tôt dans la matinée, des intercepteurs ont été vus abattant deux projectiles au-dessus du centre-ville de Doha et des explosions ont été entendues dans la capitale qatarie par des journalistes de l'AFP.
Plus tôt, le ministère de l'Intérieur avait donné l'ordre aux habitants d'évacuer certaines zones considérées comme "clés" dans le cadre "d'une mesure de précaution temporaire".
- Départ d'employés américains d'Oman
Les Etats-Unis ont ordonné vendredi le départ du personnel non essentiel et de leurs proches de leur ambassade à Oman en raison des risques liés à la guerre en Iran, après la mort de deux travailleurs étrangers tués par un drone dans une zone industrielle dans le nord du pays du Golfe.
- Bientôt des escortes dans le détroit d'Ormuz
La marine américaine va commencer "très bientôt" à escorter des pétroliers dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique où transite 20% de la production mondiale d'hydrocarbures qui est pour le moment bloqué par l'Iran, a déclaré Donald Trump.
Le prix du baril de Brent a bondi de plus de 42% depuis le début de la guerre, atteignant 103,14 dollars vendredi à la clôture.
- Frappe israélienne sur un centre de santé au Liban
Une frappe israélienne contre un centre de santé dans le sud du Liban a tué au moins 12 membres du personnel médical, a annoncé samedi le ministère libanais de la Santé. Cette attaque est "la deuxième contre le secteur de la santé en quelques heures", après une frappe sur Sawaneh qui a tué deux ambulanciers affiliés au Hezbollah et à son allié Amal, selon le ministère.
- Une base de la Finul touchée
Des frappes israéliennes ont touché un quartier général de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), présente au Sud-Liban depuis 1978, selon l'Agence nationale d'information officielle (Ani). "Des obus israéliens sont tombés à l'intérieur du quartier général du bataillon népalais des forces de la Finul, dans la ville de Mays al-Jabal", a-t-elle indiqué.
L'armée israélienne n'a pas confirmé dans l'immédiat. "Hier soir, une maison de notre bataillon a été touchée. Tous les soldats sont sains et saufs. Il s'agit de notre quartier général. L'origine de l'attaque n'a pas été identifiée", a déclaré Raja Ram Basnet, porte-parole de l'armée népalaise.
- Renfort de troupes américaines au Moyen-Orient
L'armée américaine va déployer des troupes du corps des Marines et des navires supplémentaires au Moyen-Orient, rapportent vendredi des médias américains.
Le New York Times évoque quelque 2.500 Marines et trois navires de plus en direction de la région et le Wall Street Journal parle du navire d'assaut USS Tripoli, basé au Japon.
