"Je ne veux pas que Lyon soit la capitale de l'ultradroite", dit le maire Grégory Doucet
Depuis le début du mandat municipal en 2020, "on a une action résolue (...) pour mettre un terme à toute forme de violence dans l'espace public, notamment celle de l'ultradroite, puisque nous savons qu'il y avait un historique malheureusement très intense" de cette mouvance dans la ville, a-t-il dit.
"Nous ne lâcherons rien", "cet engagement va se poursuivre au-delà du week-end", a poursuivi Grégory Doucet, qui brigue un second mandat en mars.
En attendant, "j'appelle de nouveau à la fois à l'apaisement, à la prudence", a-t-il insisté, en assurant que tout le week-end serait placé dans sa ville sous une "extrême vigilance" des policiers nationaux et municipaux.
Le maire écologiste a également épinglé la décision de la région Auvergne-Rhône-Alpes, dirigée par un exécutif LR, "de placer le portrait de Quentin Deranque sur la façade" de son siège", une "récupération politique" qui selon lui "relève de l'indécence".
Un large portrait de l'étudiant nationaliste et catholique traditionaliste a été déployé samedi sur l'Hôtel de Région, à Lyon, à l'initiative de cette collectivité.
Grand rival du maire dans la course électorale, l'ancien patron de l'Olympique lyonnais (OL) Jean-Michel Aulas, candidat adoubé par la droite et le centre, lui avait demandé jeudi de placer un portrait du jeune homme sur l'Hôtel de Ville. Grégory Doucet avait alors jugé cette demande "pas appropriée" et "indécente".
