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JO : Valentin Foubert, "artiste" et perfectionniste de la voltige

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Dans la tête du voltigeur de 23 ans, c'est un combat perpétuel contre une tendance "à la négativité". Fils d'une enseignante-chercheuse en psychologie, il a lui même entrepris un travail avec un préparateur mental pour chasser les mauvaises ondes.

"C'est plus un travail de confiance en soi, de positivité, puisque je suis une personne assez négative dans la vie de tous les jours aussi", explique-t-il dans un entretien accordé à l'AFP, avant les JO.

Car en haut du tremplin, "le mental est aussi important que le physique" assure le membre du club de Courchevel, site qui accueillera dans quatre ans les épreuves des JO organisés dans les Alpes françaises.

Dans la tête, il peut y avoir de la peur, explique-t-il, mais pas d'une chute, plutôt une peur de l'échec dans son cas.

"A la barre (de départ, en haut du tremplin, ndlr), je ne suis pas tout le temps bien parce que c'est ce moment de stress de savoir si je suis mentalement prêt. Il y a toutes ces idées qui vont arriver, qui me disent que je n'ai pas assez bossé, que ça ne va pas le faire", explique Foubert.

"Donc, pour moi, à ce moment-là, c'est plus un combat mental. Mais à partir du moment où je lâche la barre, généralement, c'est quand même assez agréable", dit-il.

Ces mauvaises ondes rendent "un peu fou mon coach", Nicolas Dessum, l'entraîneur de l'équipe de France, dit-il.

"C'est un peu compliqué, sachant que c'est une personne très positive, qui va chercher plutôt les bonnes que les mauvaises choses", poursuit Foubert.

"Du coup, c'est sûr que c'est toujours un peu compliqué des fois quand je suis têtu et que je vais d'abord voir le côté négatif", ajoute ce petit gabarit (1,65 m).
Saut "au feeling"
Dessum dit de son poulain qu'il a "un petit côté artiste" dans le sens où "ce n'est pas le sportif de haut niveau qu'on peut imaginer, standard, qui fait tout bien tout le temps, qui maîtrise tout, qui calcule tout".

Foubert, lui, saute "un peu au feeling" (à l'instinct) mais "quand il fait les choses, il les fait à fond", poursuit le premier Français lauréat d'une étape de Coupe du monde, à Sapporo en 1995.

"Et puis après, humainement, c'est quelqu'un qui, quand il a décidé quelque chose, est capable d'aller au bout de ce qu'il entreprend" et de "réussir des choses impressionnantes".

Comme en novembre à Ruka (Finlande) où cet amateur de jeux vidéos, en particulier des simulateurs de vol, a décroché une inattendue cinquième place, meilleur résultat pour un Français en Coupe du monde depuis neuf ans.

Foubert a fait encore mieux en décembre à Klingenthal (Allemagne) en échouant au pied du podium. Depuis, il n'a plus autant briller. Mais, pour le directeur des équipes de France Etienne Gouy, il reste "le maillon fort" de Bleus, devant Jules Chervet et Enzo Milesi, qui vivent eux aussi leurs premiers Jeux à 22 ans.

Lundi lors de l'épreuve sur petit tremplin, Foubert espère au mieux figurer dans le Top 10. Pour y arriver, l'essentiel sera avant tout "de ne pas trop réfléchir" avant le grand saut.