Washington annonce avoir abattu un drone iranien ayant approché un porte-avions "de manière agressive"
Alors que l'administration de Donald Trump tergiverse sur la réponse à apporter au dossier iranien, un avion furtif américain a abattu ce mardi 3 février dans la mer d'Arabie un drone iranien ayant approché "de manière agressive" un porte-avions américain à propulsion nucléaire, a annoncé un haut responsable militaire. "Un chasseur F-35 a abattu un drone iranien en état de légitime défense, afin de protéger le porte-avion et son personnel", a précisé le capitaine Tim Hawkins, porte-parole du commandement central de l'armée américaine, ajoutant qu'aucun blessé ni dégât n'avait été signalé.
Les discussions prévues entre l’émissaire spécial américain Steve Witkoff et des responsables iraniens demeurent maintenues, a tout de même assuré Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison-Blanche, peu après l’incident. Steve Witkoff "doit avoir des discussions avec les Iraniens plus tard dans la semaine. Elles restent programmées pour l’instant mais le président Donald Trump a évidemment plusieurs options sur la table et utiliser la force militaire en fait partie", a-t-elle commenté sur la chaîne Fox News. Une perspective qui suscite des inquiétudes parmi certains Etats du Golfe persique, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ayant déclaré la semaine dernière qu'ils n'autoriseraient pas les Etats-Unis à utiliser leur espace aérien et leur territoire pour attaquer l'Iran, et ce pour se protéger d'éventuelles représailles iraniennes en cas de frappe américaine.
L'administration Trump, elle, exerce pour l'instant une pression considérable et croissante sur l'Iran par un renforcement militaire massif dans la région. Pour autant, des frappes aériennes contre l'Iran ne sont pas imminentes, selon des responsables américains interrogés par le Wall Street Journal (WSJ). Le Pentagone préfère actuellement déployer des systèmes de défense aérienne supplémentaires afin de mieux protéger Israël, ses alliés arabes et les forces américaines en cas de représailles iraniennes et de conflit potentiellement prolongé, rapporte le quotidien américain.
