"Nous souhaitons fermer le site" de Bétharram, dit le secrétaire général de l'enseignement catholique
Mais "nous ne souhaitons pas le faire dans n'importe quelles conditions, compte tenu de nos responsabilité" vis-à-vis des victimes et des familles notamment, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse, quelques jours après des déclarations contradictoires sur le sujet et qui laissaient planer une incertitude sur le devenir de l'établissement situé à Lestelle-Bétharram (Pyrénées-Atlantiques).
M. Prévost s'est dit "confiant" sur sa "capacité à pouvoir (...) présenter un projet clair sur le plan logistique et éducatif avant l'été". "Nous nous sommes donné trois mois pour aboutir", a-t-il affirmé, assurant qu'"une seule chose nous guide, la responsabilité".
Depuis deux ans, près de 250 plaintes ont été déposées par d'anciens élèves de Notre-Dame-de-Bétharram auprès du parquet de Pau, mettant en cause des prêtres et des laïcs pour des faits commis entre la fin des années 1950 et le début des années 2000.
Il y a sur le site "un symbole, un bâtiment" qui "est la version négative qu'il faut quitter", a de son côté affirmé Pierre-Vincent Guéret, président de la Fédération nationale des organismes de gestion de l'enseignement catholique (Fnogec).
L'avenir des enfants scolarisés sur place "est sur le groupe scolaire du Beau-Rameau", qui compte aujourd'hui trois établissements dans la commune voisine d'Igon: une école primaire, un lycée et un lycée professionnel, a-t-il expliqué.
"Il conviendra d'y rajouter un quatrième établissement, un collège. Voila ce que s'appelle la fermeture en bon ordre et proprement du site", a-t-il ajouté.
Pour les 160 collégiens aujourd'hui sur le site de Lestelle-Bétharram, "il faut leur trouver des salles de classe" et donc "réorganiser le site d'Igon", a ajouté le président de la Fnogec.
Pour M. Guéret, "ce type d'opérations est faisable, en profitant des temps fermés, donc de vacances".
M. Guéret avait annoncé la semaine dernière la prochaine fermeture du site de Lestelle-Bétharram, des propos avec lesquels le Secrétariat général de l'Enseignement catholique avait toutefois pris ses distances en assurant qu'il n'était "pas question de fermeture de l'établissement à ce stade".
Des violences avaient été dénoncées dès les années 1990 mais la parole des anciens élèves ne s'est libérée qu'à partir de l'automne 2023, dénonçant fellations et masturbations forcées, passages à tabac, humiliations et supplices.
Des faits pour lesquels la congrégation des pères de Bétharram a reconnu sa responsabilité, l'an dernier après que le scandale eut éclaté, et compte indemniser toutes les victimes.
