CAN 2025 : quand la spéculation gâche la finale
Depuis la qualification héroïque des Lions de l’Atlas mercredi dernier, obtenir le précieux sésame pour le stade Prince Moulay Abdellah est devenu un véritable défi pour des milliers de fans.
Un véritable défi
Le contraste entre les tarifs officiels et la réalité du marché est frappant. La CAF avait initialement fixé des prix allant de 400 dirhams pour la catégorie 3 à 900 dirhams pour la catégorie 1. Cependant, ces billets se sont volatilisés en quelques minutes sur la plateforme officielle, laissant place à une spéculation effrénée. Dans les rues de la capitale et sur les réseaux sociaux, les prix s’envolent : les tickets de catégorie 3, les plus recherchés, se négocient désormais entre 500 et 800 euros, tandis que certaines places en catégorie 1 atteignent des sommets dépassant les 1 500 euros. Des loges VIP sont même annoncées à des prix extravagants, frôlant parfois les 20 000 dollars.
Cette situation crée un sentiment d’amertume chez de nombreux supporters locaux. Salim, un fan fidèle ayant assisté à tout le parcours du Maroc, confie son désarroi face à des tarifs devenus inaccessibles pour le citoyen moyen. Pour beaucoup, l’option de repli sera les cafés et les fan-zones de Rabat pour vivre l’ambiance malgré l’absence de ticket. Les autorités et la CAF font face à un paradoxe dérangeant : alors que le match est officiellement à guichets fermés, la crainte de voir des sièges vides à cause de billets « stockés » par des spéculateurs plane sur cette finale, comme cela avait été observé lors du match d’ouverture.
Malgré cette crise des billets, l’effervescence ne retombe pas et le marché noir devrait fonctionner à plein régime jusqu’au coup d’envoi dimanche à 20h. Pour ceux qui ont déjà leur place, le soulagement est immense, car ils seront les témoins privilégiés d’un choc au sommet qui s’annonce déjà historique pour le football africain.
