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Municipales à Paris : Emmanuel Grégoire cherche l’élan décisif à gauche

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À soixante jours du premier tour des élections municipales des 15 et 22 mars, la liste d’union de la gauche à Paris a lancé sa campagne mercredi 14 janvier lors d’un premier grand meeting à La Bellevilloise, dans le 20ᵉ arrondissement. Un rendez-vous stratégique pour tenter d’enclencher une dynamique encore fragile autour de sa tête de liste, Emmanuel Grégoire.

Déclaré candidat depuis plusieurs années et investi officiellement à l’été 2025, l’ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo peine encore à s’imposer dans l’opinion, régulièrement donné au coude-à-coude avec sa principale rivale, Rachida Dati.

Candidat de la continuité et non de la rupture

Réputé sérieux et travailleur, Emmanuel Grégoire souffre d’un déficit de notoriété et d’un positionnement jugé parfois trop technique face à une adversaire qui privilégie des messages simples et percutants, portés par une communication très personnalisée sur les réseaux sociaux.

Là où la candidate Les Républicains résume son projet autour du mot « changer », le socialiste avance un programme dense, revendiquant à la fois l’héritage des mandats Hidalgo et l’ouverture d’une « nouvelle page ». Sa campagne, plus classique, met en avant un large collectif allant des socialistes aux écologistes, en passant par les communistes et Place publique, dans une alliance inédite hors La France insoumise.

Cette « gauche plurielle » assume ses références historiques, avec le soutien de figures comme Lionel Jospin ou Bertrand Delanoë, au risque d’incarner une continuité que la droite ne manque pas de dénoncer. Rachida Dati et ses soutiens pointent une majorité municipale jugée endettée et repliée sur elle-même. Pourtant, les proches d’Emmanuel Grégoire insistent sur le renouvellement des profils et sur une nouvelle méthode, malgré la présence de nombreux adjoints sortants en position éligible.

La campagne est aussi marquée par des ralliements symboliques. L’ex-LFI Danielle Simonnet a rejoint la liste, enterrant d’anciennes rivalités et incarnant une volonté d’unité face à la droite et à l’extrême droite. Son rôle pourrait être clé pour mobiliser l’électorat populaire de l’est parisien.

Car le danger, pour Emmanuel Grégoire, viendrait aussi d’une candidature autonome de LFI capable de dépasser les 10 % et de se maintenir au second tour. Dans un scrutin sans véritable réserve de voix, l’union de la gauche n’a qu’un impératif : rassembler largement dès le premier tour pour espérer conserver l’Hôtel de Ville.