Sulc régale, Coulibaly dérape : Lyon punit Monaco
Sous les yeux du Prince Albert, le Rocher s’est effrité un peu plus, laissant entrevoir les ruines d’une saison qui tourne au vinaigre. Pour ce premier grand choc de l’année 2026, l’AS Monaco a confirmé sa descente aux enfers en subissant la loi d’un Olympique Lyonnais en pleine renaissance (1-3). Malades depuis la fin d’année 2025, les Monégasques ont offert un spectacle désolant de sabordage, entre malchance chronique, fébrilité mentale et violence gratuite. Lyon, cinquième et conquérant, n’en demandait pas tant pour marcher sur un adversaire à la dérive.
La poisse Hradecky, le réalisme Sulc
Pourtant, l’entame n’était pas ridicule. Mais quand rien ne va, le sort s’acharne. Dès la 10e minute, Lukas Hradecky, le dernier rempart, devait céder sa place sur blessure. Si son suppléant Philipp Köhn a retardé l’échéance par quelques parades inspirées, il n’a rien pu faire face à l’homme providentiel de l’OL : Pavel Sulc. Déjà étincelant en Coupe, le Tchèque a surgi au second poteau sur un corner de Tagliafico pour ouvrir la marque (38e). Monaco était déjà dans les cordes, trahi par son physique et puni par le réalisme rhodanien.
Le tournant du match, cruel et contesté, a eu lieu au retour des vestiaires. Alors que le score était de parité, Thilo Kehrer pensait donner l’avantage aux siens de la tête (53e). Mais l’arbitre annulait le but pour une faute très discutable sur Tolisso, provoquant la fureur de Sébastien Pocognoli. La sanction fut immédiate et terrible. Quatre minutes plus tard, sur une perte de balle coupable, l’inévitable Sulc signait le doublé d’une reprise extérieure de la surface (57e). Le K.O. était technique, il allait devenir mental.
Lyon rêve, Monaco cauchemarde
La frustration monégasque a alors viré au grand n’importe quoi. À la 71e minute, Lassana Coulibaly a disjoncté, assénant un coup de pied dans la poitrine de Tagliafico digne de Nigel de Jong en 2010. Carton rouge logique. À dix, l’ASM a définitivement sombré, encaissant un troisième but d’Abner Vinicius (79e). Lyon déroulait, Monaco agonisait.
Cette victoire est une promesse pour l’OL. Portés par un Sulc en état de grâce et attendant l’arrivée imminente du phénomène Endrick, les Gones peuvent légitimement viser la Ligue des Champions. À l’inverse, Monaco (9e) s’enfonce dans une crise profonde. Sébastien Pocognoli, arrivé en cours de saison, semble déjà sur un siège éjectable. Sur le Rocher, l’année 2026 commence par une soupe à la grimace, et la majesté des lieux ne suffit plus à masquer la misère du jeu.
