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États-Unis : Axios discerne le Nobel de «frappes aériennes» à Donald Trump

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À défaut d’avoir gravé son nom au palmarès du Prix Nobel de la Paix, Donald Trump aura au moins marqué les tableaux Excel du Pentagone. Selon le site américain Axios, Donald Trump, dans ses bottes de 47e président des États-Unis, a « autorisé davantage de frappes aériennes » au cours de la première année de son second mandat « que le président Biden en quatre ans ». Une performance, d’ailleurs, qu’« aucun président [des États-Unis, ndlr.] de l'ère moderne » n’égalerait, selon cette même publication datée du 2 mars.

Ce constat tranche avec le ton de la campagne électorale menée par le magnat de l’immobilier où il « s’est explicitement présenté comme le candidat anti-guerre », a souligné le média en ligne. Si Barack Obama – prix Nobel de la paix 2009 – conserve la palme en matière d’exécutions extrajudiciaires, Donald Trump se serait quant à lui distingué en attaquant des pays qui jusqu’à présent ne l’avaient jamais été – ou du moins pas directement – par les États-Unis : à savoir l'Iran, le Nigeria et le Venezuela. Le Yémen, la Somalie, la Syrie et l’Irak complète le tableau. Certains incluent également les Caraïbes au regard des dizaines de trafiquants de drogues présumés éliminés par la marine américaine.

Si Barack Obama avait affirmé n’avoir « jamais prétendu [être] un pacifiste », Donald Trump a pour sa part clamé à de nombreuses occasions avoir « mis fin » à des guerres. Lui-même intéressé par cette breloque controversée, décernée par une poignée de députés norvégiens, l’actuel locataire de la Maison Blanche n’avait pas caché sa déception lorsque l’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado fut choisie comme lauréat 2025.

Agression de l’Iran : Trump « fier » de lui

Quant à cette attaque contre l’Iran, qui pourrait s’étaler sur plusieurs mois, il s'agirait de l’« acte de politique étrangère le plus agressif et le plus risqué de la présidence de Trump », a estimé le rédacteur de l’article. Ce dernier a par ailleurs souligné la rupture entre le président américain et certains de ses soutiens, notamment le journaliste Tucker Carlson qui a qualifié cette agression contre l’Iran d'« absolument dégoûtante et maléfique ».

Dans ce même élan, Axios a rappelé l’avertissement lancé par Charlie Kirk − influenceur conservateur assassiné en septembre 2025 alors qu’il débattait sur un campus universitaire de l’Utah −, qui qualifiait de « folie » toute opération de changement de gouvernement en Iran et qui selon lui mènerait à « une sanglante guerre civile ».

« Le régime est une menace pour les États-Unis et les bases outre-mer, mais également pour l'Europe, je suis très fier d’avoir pu mettre un terme à cette menace », s’est notamment félicité Donald Trump le 2 mars.

Cette nouvelle campagne de frappes contre l’Iran, coordonnée entre Israël et les États-Unis, a débuté le 28 février au matin et a tué l’ayatollah Khamenei ainsi que plusieurs dizaines de hauts responsables iraniens. L’armée américaine a annoncé avoir frappé 1 250 cibles au cours des premières 48 heures de cette énième agression impliquant les États-Unis. Selon un sondage Reuters/Ipsos, seuls 27% des Américains soutiendraient ces bombardements.