Mastectomie à 16 ans, millionnaire à 22!
Fox Varian, une Américaine de 22 ans qui avait subi une double mastectomie à 16 ans dans le cadre de sa transition de genre, a remporté un procès historique contre son psychothérapeute et son chirurgien après qu’un jury a jugé qu’ils n’avaient pas respecté les « normes de soins » avant d’approuver une opération irréversible sur une mineure, lui accordant 2 millions de dollars de dommages et intérêts. Jeremy Stubbs raconte l’affaire et ses répercussions.
La grande marée montante du wokisme est-elle enfin en train de descendre ? En ce qui concerne un de ses plus grands fers de lance idéologiques, le transgenrisme, il y a des signes encourageants qui vont dans ce sens. Le plus récent est le jugement que vient de rendre un tribunal dans le Westchester, un comté de l’Etat de New York. Fox Varian, une jeune femme aujourd’hui âgée de 22 ans, a porté plainte contre un psychothérapeute et un chirurgien qui, quand elle avait 16 ans et se plaignait de dysphorie de genre, ont approuvé et exécuté une double mastectomie sur la mineure qu’elle était. Ayant atteint l’âge adulte, elle a regretté sa transition et cette défiguration de son corps et a décidé de « re-transitionner » vers son identité biologique de femme. Le tribunal n’a pas statué sur le bienfondé ou non de ces interventions chirurgicales, mais a trouvé que les deux professionnels n’avaient pas traité leur jeune patiente en suivant une norme de soins acceptable. En conséquence, les juges ont accordé à la plaignante des dommages et intérêts de deux millions de dollars (1,7 million d’euros), dont 400 000 (340 000 euros) pour couvrir ses futurs frais médicaux.
Vers une jurisprudence ?
D’autres « re-transitionneurs » ont essayé dans le passé d’obtenir justice en traduisant en justice des médecins et psychologiques qui les auraient mal conseillés quand ils étaient mineurs, mais le cas de Fox Varian représente le premier grand succès dans ce domaine. Il est fort possible qu’il fasse jurisprudence, ce qui est une bonne nouvelle pour les 28 autres plaignants dont les procès intentés contre leurs thérapeutes sont actuellement en cours.
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La clé de ce jugement réside dans la notion de norme de soins. L’Association professionnelle mondiale pour la santé des personnes transgenres (WPATH en anglais) a publié des recommandations, mais cette organisation est entre les mains de militants du trangenrisme et de médecins acquis à cette cause. Leurs recommandations, fortement orientées, n’ont aucun statut officiel aux États-Unis. L’Académie américaine de pédiatrie a publié un énoncé de principe, mais il est fondé sur des erreurs dans l’appréciation de la recherche sur les effets à long terme des traitements hormonaux et des interventions chirurgicales sur la santé des mineurs. La pratique la plus largement conseillée, face à des adolescents qui se plaignent de dysphorie de genre, est ce qu’on appelle dans la terminologie technique « l’attente vigilante » (watchful waiting), c’est-à-dire la conduite d’un vrai diagnostic différentiel et le suivi attentif de l’évolution de chaque patient. Tout sauf la recommandation hâtive de traitements aux conséquences irréversibles (dans le cas de la chirurgie) ou inconnues (dans celui des inhibiteurs d’hormones). Le rapport Cass, publié outre-Manche en avril 2024 et qui a conduit à la fin de ce genre de traitement pour les mineurs, a pointé les dangers des diagnostics précipités qui se fixent sur le genre comme cause première de la souffrance du patient – ou de la patiente – en ignorant tout autre facteur. Justement, Fox Varian souffrait à l’âge de 16 ans d’anorexie, de dysmorphophobie (une obsession avec les défauts supposés de son corps) et d’autisme.
New York, Etat « sanctuaire »
Cette victoire à la fois de la justice, du bon sens médical et du serment d’Hippocrate est significative aussi parce qu’elle est le fruit du jugement d’un tribunal dans l’Etat de New York. Cet Etat, depuis longtemps un foyer du progressisme, est ce qu’on appelle un « Etat sanctuaire », c’est-à-dire qu’il accueille des patients désirant faire une transition de genre mais qui résident dans un des 27 Etats qui prohibent les soi-disant « soins d’affirmation de genre » pour les mineurs. Qu’un tel jugement soit rendu dans l’état de New York est le signe que les temps changent.
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Mais attention à ne pas crier victoire trop tôt ! Car la procureure générale du même Etat de New York, Letitia James, totalement acquise à l’idéologie transgenre, vient de renvoyer un de ses adjoints, Glenna Goldis, pourtant une lesbienne et une militante des droits gays et lesbiens. Le motif de ce renvoi ? Pendant son temps libre, Goldis aurait publié sur les réseaux sociaux des posts attirant l’attention sur les dangers des soins d’affirmation de genre pour les mineurs. En tant que spécialiste du droit des consommateurs, elle considère de tels soins comme une forme de fraude…
La folie wokiste, gravement blessée, reste dangereuse.
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