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Plastiques : « caricaturale » voire « morbide », la campagne « Too much ? » de Polyvia emballe les esprits

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« Qu’on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L’essentiel, c’est qu’on parle de moi ! » disait Léon Zitrone (1914-1995). A l’origine de la campagne « Too much ? » de réhabilitation par l’absurde et la dérision des emballages en plastique, Polyvia peut méditer à loisir cette citation de ce journaliste et personnalité de la télévision haute en couleurs. « Le dernier recours d’une industrie aux abois » : avec ce jugement sans appel, Reporterre donne le ton des réactions aux visuels « incongrus » — « un yaourt dans un pot en poils » — choisis par l’organisation professionnelle de la plasturgie et des composites. « C’est quoi cette campagne de pub de l’industrie du plastique, dernière tentative pour sauver son business ? », fait mine de se demander le quotidien L’Humanité. La Croix titre sur la « polémique » engendrée par une « impasse sur certaines alertes scientifiques » notamment en matière de santé. « Une preuve de l’arrogance de l’industrie pétrochimique qui se gardent bien de mentionner les faits scientifiques pourtant inquiétants », renchérit le docteur Pierre-Alain Danis (Renaturons nos vies) sur LinkedIn. « La place tique », le jeu de mots du « média qui annonce la couleur » condense les propos : Vert pointe des publicités qui « font grincer des dents jusqu’au ministère ». Mathieu Lefèvre n’a pas tardé à effectivement évoquer une démarche « inappropriée ». En faisant notamment allusion à la loi Antigaspilage pour une économie circulaire (Agec), le ministre délégué chargé de la Transition écologique estime que la campagne « présente de manière caricaturale l’action publique et entretient une confusion entre les plastiques à usage unique, qui posent un problème avéré, et les autres usages encadrés ». Sous la plume de Stéphane Mandard, auteur de l’article « La campagne « Too much ? » du lobby de la plasturgie pour réhabiliter les emballages plastique », Le Monde avait ouvert le bal des réactions dès le 21 janvier.