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Les tweets qui coûtent cher avant OM-Lens

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L’affaire, que l’on pensait enterrée dans les méandres numériques, ressurgit brutalement à la veille des retrouvailles entre l’Olympique de Marseille et le RC Lens. Le maire de la cité minière, Sylvain Robert, a confirmé le dépôt d’une plainte contre l’ancien député LR Éric Diard. Au cœur du dossier : une série de messages publiés sur X le 9 mars 2025, au soir d’une victoire lensoise au Vélodrome (0-1). L’homme politique y qualifiait les supporters nordistes de « consanguins » qui « aiment bien boire » avant de « se coucher en famille », des propos jugés « abjects » par l’édile.

Le spectre de la banderole de 2008

Bien que rapidement effacés, ces écrits ont laissé une trace indélébile. La municipalité entend faire de cette procédure un symbole fort contre la banalisation des stéréotypes régionaux et le mépris de classe. Pour les élus locaux, cette attaque verbale rappelle douloureusement la banderole anti-Ch’tis déployée par des ultras parisiens au Stade de France en 2008. Il s’agit de défendre « l’honneur » d’une population stigmatisée et de refuser que les réseaux sociaux ne deviennent une zone de non-droit pour les injures discriminatoires.

Face à la tempête, Éric Diard plaide la non-culpabilité. L’ancien parlementaire, déjà condamné pour injure publique sur Twitter en 2021, rejette la paternité des messages. Il affirme qu’une « connaissance » aurait usurpé son ordinateur à son insu pour diffuser ces « horribles tweets », assurant respecter le peuple lensois. Une ligne de défense qui suscite un profond scepticisme chez les observateurs et les supporters Sang et Or, peu convaincus par la thèse du piratage opportun.

Un timing explosif avant le match

Cette action en justice intervient dans un timing particulièrement sensible. Alors que l’OM et Lens s’apprêtent à croiser le fer ce samedi, ces « tweets maudits » viennent électriser l’avant-match. Si le scandale est resté jusqu’ici confiné à la presse régionale, la plainte de la mairie pourrait lui donner une résonance nationale, transformant la rencontre sportive en une tribune contre la haine en ligne et ravivant les vieilles tensions entre le Nord et le Sud.