Libye : 200 migrants libérés d’une prison souterraine à Kufra
Les autorités libyennes ont annoncé ce 18 janvier avoir découvert des cellules souterraines d’environ trois mètres de profondeur, décrites par des sources sécuritaires comme « l’un des crimes contre l’humanité les plus graves de la région ». Certains migrants y étaient retenus depuis plusieurs années, souvent sans nourriture ni soins appropriés.
Kufra, à 1 700 km de Tripoli, est un point de transit majeur pour les migrants cherchant à rejoindre l’Europe et abrite aussi des dizaines de milliers de réfugiés soudanais fuyant le conflit de 2023.
Les migrants libérés sont principalement originaires d’Afrique subsaharienne, notamment de Somalie et d’Érythrée. Parmi eux, certains ont montré des signes de torture, tandis que les corps d’autres victimes ont été retrouvés récemment dans des fosses communes à l’est du pays.
Une enquête judiciaire en cours
L’enquête sur cette prison clandestine se poursuit. Les autorités judiciaires locales ont renvoyé un suspect devant le tribunal pour « violations graves à l’encontre de migrants ». Le trafiquant présumé de la prison souterraine n’a pas encore été arrêté.
Cette opération met en lumière la gravité de l’exploitation des migrants en Libye et les dangers persistants pour ceux qui empruntent le pays comme route vers l’Europe. Le 16 janvier, une fosse commune contenant les cadavres de 21 migrants avait été découverte à Ajdabiya, à 160 kilomètres de Benghazi.
