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«Pour la patrie, je reprendrai les armes», affirme le président colombien face aux menaces de Trump

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« J’avais juré de ne plus toucher à une arme depuis l’accord de paix de 1989, mais pour la patrie je reprendrai les armes. » Dans un long message posté ce 5 janvier sur X, le président colombien Gustavo Petro, a assuré qu’il répondrait aux menaces portées à son encontre, et à son pays, par son homologue américain Donald Trump.

Ce dernier avait déclaré la veille, à bord d’Air Force One, quelques heures après l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et de sa femme Cilia Flores, qu’une opération similaire en Colombie lui semblait être « une bonne idée ». Accusant Gustavo Petro d’« homme malade qui aime fabriquer de la cocaïne et la vendre aux États-Unis », Donald Trump a ajouté qu’il « ne le ferait plus très longtemps ».

« Je ne suis ni illégitime, ni trafiquant de drogue », a lancé Gustavo Petro — qui, par ailleurs, a précisé qu’il n’a « pas été soldat » — avant d’ajouter n’avoir comme « seul bien ma maison familiale, que je rembourse encore avec mon salaire ».

Plusieurs pays d'Amérique latine dans le collimateur de Trump

Assurant avoir une pleine « confiance » dans le peuple et l’histoire de son pays et avoir endigué l’expansion de la culture de coca en Colombie, cet ancien membre du Mouvement du 19 avril (M-19), un mouvement de guérilla, a annoncé que, dès lors, « chaque soldat » avait reçu l’ordre que « tout commandant de la force publique qui préfère le drapeau des États-Unis à celui de Colombie doit immédiatement se retirer ».

Au-delà de la Colombie, le président des États-Unis a également pointé du doigt Cuba et le Mexique — ainsi que le Groenland — lors de sa conférence de presse à bord d’Air Force One. « Nous avons besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. C’est tellement stratégique », a-t-il déclaré devant les journalistes.

Un Mexique auquel la Colombie avait joint sa signature, dans un communiqué également signé par l’Espagne, le Brésil, le Chili et l’Uruguay, afin de dénoncer les « actions militaires menées unilatéralement » par Washington au Venezuela et d’appeler à l’« unité » dans la région « par-delà les divergences politiques », ainsi qu’à une réaction des Nations unies en faveur d’une désescalade des tensions et de la « préservation de la paix régionale ».