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Fiscalité et aides aux entreprises : pour une simplification radicale et efficace

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Dans un article publié le 21 juin 2025 (Journal des Libertés No.29), François-Xavier Oliveau, ingénieur de l’Ecole Centrale Paris, nous rappelle que la France se caractérise par une fiscalité très lourde, représentant 45,6 % du PIB en 2023, avec des prélèvements sur le travail (18 % du PIB) et sur la production (4,5 % du PIB) bien supérieurs à la moyenne européenne. Cette pression fiscale pèse sur la compétitivité et la capacité d’attraction des entreprises. Pour y remédier, l’État a mis en place des mécanismes dits « aides aux entreprises », qui ne sont en réalité que des compensations visant à atténuer les effets néfastes de la fiscalité excessive sur les individus liés aux entreprises : actionnaires, salariés, clients et fournisseurs. Ces dispositifs, qui totalisent environ 160 milliards d’euros, comprennent principalement des exonérations sociales (88 Mds), des réductions d’impôts via divers crédits et taux réduits (34 Mds) et des aides budgétaires diverses (40 Mds).

Ce système de prélèvement puis redistribution engendre de nombreux effets pervers : complexité administrative pour les entreprises, coûts de gestion élevés, risques d’utilisation inefficace des fonds publics et pressions politiques sur les entreprises. Les TPE et PME, en particulier, sont lourdement pénalisées par la multiplicité et la technicité de ces dispositifs. L’auteur souligne que ces aides masquent une vérité simple : ce n’est pas l’État qui crée de la richesse, mais les entreprises et les individus qui y sont impliqués.

Pour améliorer la compétitivité et simplifier le système, l’article propose une réforme radicale : réduire globalement la fiscalité tout en supprimant a priori les aides et compensations inefficaces. Seules celles pouvant démontrer une création de valeur supérieure à leur coût seraient maintenues. Cette approche, appelée « effacement parallèle », permettrait une baisse massive des prélèvements, potentiellement de 100 à 150 milliards d’euros, tout en neutralisant l’impact sur les finances publiques. La réforme concernerait l’impôt sur les sociétés, les impôts de production et certaines cotisations sociales, avec un calibrage destiné à être neutre pour tous les types d’entreprises, des grands groupes innovants aux PME locales.

Les bénéfices attendus seraient multiples : simplification administrative, baisse des coûts de gestion et de contrôle, meilleure attractivité économique et redistribution plus efficace de la richesse produite par les entreprises. Une telle réforme, pilotée en collaboration avec les partenaires sociaux et les représentants des entreprises, permettrait de sortir d’un système complexe et inefficace et de redonner un élan durable à l’économie française. L’auteur conclut que seule une réforme d’ampleur, plutôt que des ajustements cosmétiques, peut permettre de rendre le système fiscal compréhensible, compétitif et favorable à la création de valeur.

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