Emmanuel Macron et Marine Le Pen préparent déjà 2032, Sébastien Lecornu le cachottier
Qui est le Premier ministre ? En fait, c’est une colle… Sébastien Lecornu est à Matignon, il vient d’arriver mais son sort paraît comme suspendu… Le second quinquennat d’Emmanuel Macron est décidément à nul autre pareil. Chaque semaine qui passe nous réserve de nouvelles surprises.
Les airpods de la discorde
Il n’y a pas que le voile dans les tribunes qui fasse polémique. Des députés n’hésitent plus à avoir des airpods dans les oreilles pendant que se déroulent les débats budgétaires. Par définition, ces appareils n’existaient pas quand le règlement a été écrit mais la bienséance voudrait qu’ils soient proscrits. En effet, l’interaction avec l’extérieur n’est pas autorisée au sein de l’hémicycle. Mais "la police n’est pas aisée", confie un conseiller de Yaël Braun-Pivet.
Lecornu le cachottier
Être ministre issu de LR et accepter la suspension de la réforme des retraites n’est pas chose aisée. Annie Genevard n’avait pas été informée par Sébastien Lecornu de son intention de procéder à ce geste destiné à amadouer le PS. Même la veille de sa déclaration de politique générale, le chef du gouvernement n’en avait rien dit à ses ministres réunis à Matignon. Le jour de la DPG, Annie Genevard apprend la suspension pendant le discours. "Tu étais au courant ?", demande-t-elle à son voisin, Jean-Pierre Farandou. "Oui, on y a travaillé", répond le nouveau ministre du Travail.
Gouverneur Gustin
La présence de Philippe Gustin comme directeur de cabinet de Sébastien Lecornu est en train de marquer de plus en plus la vie gouvernementale. "C’est un homme de qualité, original mais c’est aussi une brute, raconte un ministre. Lorsqu’il était préfet de Guadeloupe, on l’appelait gouverneur !"
Macron - Le Pen : même combat
Si 2027 est déjà dans toutes les têtes, deux auraient déjà 2032 dans leur viseur : Emmanuel Macron et Marine Le Pen, puisque l’un ne peut se représenter et l’autre sera probablement empêchée par la justice. Un ex-ministre et dirigeant Renaissance a déjà une petite idée de leur stratégie respective… qui se trouve être la même : "Ils seront encore jeunes en 2032 : est-ce que Le Pen a vraiment intérêt à ce que Bardella gagne en 2027 ? Je n’en suis pas sûr. Même chose pour le président : puisqu’il veut revenir, souhaite-t-il vraiment que quelqu’un de sa sensibilité gagne dans un an et demi ? On peut en douter."
Primaire : les doutes de Barnier
L’ancien Premier ministre est favorable à une candidature unique du "socle commun" en 2027. Il juge une telle configuration "nécessaire et vitale" pour assurer une qualification de ce camp politique au second tour de l’élection présidentielle. Michel Barnier se montre en revanche sceptique sur l’organisation d’une primaire. "Une batterie de sondages peut aider à la lucidité", juge-t-il.
Vieilles connaissances
Après le Grand Forum des libertés, au cours duquel Éric Ciotti avait fièrement brandi une tronçonneuse pour se donner un air de Javier Milei, le patron du parti Union des droites pour la République (UDR) organise, le 2 décembre, un colloque sur le coût de l’immigration. L’événement, ouvert à tous, devrait avoir lieu à la Maison de la Chimie, où le RN a présenté son contre-budget il y a quelques semaines. Le député UDR Charles Alloncle est chargé de préparer cette soirée. Et, fait amusant, l’ancien président de l’UMP Sciences Po connaît très bien un certain Charles Rodwell, député EPR et auteur d’un rapport remarqué sur le coût de l’accord franco-algérien de 1968 – ce dernier était son vice-président.
