PS: pas d'accord entre la direction et les opposants d'Olivier Faure
Au cour de ce congrès, la direction du premier secrétaire réélu Olivier Faure et ses opposants, menés par le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol qui a échoué de peu à devenir le patron du PS, se sont écharpés sur la relation que le PS doit entretenir avec La France insoumise.
Les deux courants étaient proches d'un accord sur un texte de synthèse, mais le camp de Nicolas Mayer-Rossignol a voulu faire insérer dans la nuit de samedi à dimanche la phrase suivante: "Nous ne ferons pas d'accord national et programmatique aux législatives avec LFI".
Ce que le camp d'Olivier Faure a refusé de faire.
Le premier secrétaire a régulièrement affirmé que son parti n'irait "pas derrière Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle" de 2027 et qu'il n'y aurait pas d'accord national aux municipales avec les Insoumis.
"Nous regrettons que cet amendement n'ait pas été accepté. C'était le seul amendement qui nous séparait d'un accord", a indiqué dimanche devant la presse Nicolas Mayer-Rossignol.
Il a déploré une nouvelle fois un manque de clarté, estimant que le sujet de la relation à LFI "a été caché" par la direction, qui "faisait croire que c'était derrière nous".
"Aucune synthèse n'est possible de notre point de vue", a renchéri le député de l'Eure Philippe Brun, l'un de ses proches: "Nous ne pouvons accepter une synthèse à vil prix".
Dans le camp d'Olivier Faure, l'eurodéputé Pierre Jouvet a expliqué que la direction refusait de "se positionner en permanence par rapport LFI", et n'avait "aucune obsession permanente" vis-à-vis de la formation de Jean-Luc Mélenchon.
A ce stade, les discussions sont toujours en cours avec le courant de Boris Vallaud pour aboutir à un pacte de gouvernance, a précisé le courant Faure.
A l'issue du congrès, "tout le monde sera associé, notamment dans la préparation des élections municipales et dans la définition du projet du Parti socialiste", a assuré M. Jouvet.
