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Май
2025

Les arrière-pensées de Dominique de Villepin, Gabriel Attal fait feu sur Bruno Retailleau...

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C’est fou comme la dissolution a vraiment tout clarifié ! Ce second quinquennat est décidément à nul autre pareil. Le gouvernement Attal n’avait déjà pas duré longtemps, et voilà que Michel Barnier a été renversé par une motion de censure trois mois après sa nomination. François Bayrou se retrouve à Matignon, mais la crise n’en finit plus, la vie politique entre dans l’inédit.

Gérard Larcher donne le point à Emmanuel Macron contre Manuel Valls

Gérard Larcher, qui suit de très près le dossier calédonien, croit toujours le dialogue possible, malgré l’échec de Manuel Valls. Le ministre des Outre-Mer aurait agi sans l’aval du sommet de l’Etat lors de son dernier déplacement. "La souveraineté de la nation, c’est un sujet présidentiel, ce n’est pas l’article 20 (qui définit le rôle du gouvernement)", pointe le président du Sénat.

Dominique de Villepin : Emmanuel Macron et Bruno Retailleau, même combat !

"Tous ceux qui ont touché de près ou de loin à la Macronie vont exploser", a confié il y a quelques jours Dominique de Villepin à un ancien ministre, lequel ajoute : "C’est pour cela qu’il charge en ce moment Bruno Retailleau, afin de l’associer pleinement au pouvoir actuel."

Emmanuel Macron - Alexis Kohler : loin des yeux, loin du cœur

L’ancien secrétaire général de l’Elysée a quitté ses fonctions mi-avril pour devenir directeur général adjoint de la Société générale. Depuis, il semblerait qu’entre celui qu’on a longtemps surnommé "le cerveau du président" et Emmanuel Macron, les relations soient courtoises mais quasiment inexistantes. "Ils n’ont pas trop de rapport", confie un ancien ministre resté proche d’Alexis Kohler.

Ce dernier serait "très concentré sur son nouveau job", toujours selon le même interlocuteur, et n’aurait donc pas le temps de faire du conseil politique bénévole. A moins que ce ne soit le chef de l’Etat, connu pour son incapacité chronique à entretenir ses amitiés, qui oublie de prendre des nouvelles d’un homme auquel il doit pourtant beaucoup ?

Gabriel Attal : feu sur Bruno Retailleau

Gabriel Attal a trouvé son angle d’attaque contre Bruno Retailleau. Le patron des députés EPR cible le conservatisme sociétal du ministre de l’Intérieur, et ses votes contre la constitutionnalisation de l’IVG ou l’interdiction des thérapies de conversion. Le nouveau patron de LR n’est pas au bout de ses peines. Le bloc central, d’une sensibilité plus progressiste, y voit un facteur de différenciation d’un "homme pas en phase avec son siècle", raille un attaliste. Une ministre analyse : "S’il va à la présidentielle, il va se faire défoncer là-dessus. Mais son atout est d’apparaître sincère et d’avoir des convictions documentées."

Annecy et Strasbourg en ligne de mire

Les municipales approchent, les objectifs se précisent. Les amis de Gabriel Attal rêvent de remporter la ville d’Annecy grâce à l’ancien éphémère ministre de l’Economie Antoine Armand - le maire écolo sortant François Astorg ne se représente pas. Les amis d’Edouard Philippe concentrent leurs efforts sur Strasbourg - la maire écolo sortante Jeanne Barseghian a un bilan très controversé.

Municipales : Marine Tondelier dément, mais…

Marine Tondelier dément, un peu, beaucoup, passionnément. D’abord les informations de Libé puis celles du Monde, rédactions selon lesquelles la direction écologiste réfléchirait à voter une suspension du principe de subsidiarité (une règle interne qui donne la compétence des accords municipaux aux groupes locaux), leur permettant de mener des discussions avec leurs homologues de gauche au niveau national pour 2026. Agacée, Marine Tondelier ! Voilà pourtant quelques semaines que ses proches soufflent cette idée à la presse. David Cormand, pour ne citer que lui, l’affirmait sans ambages : "Il faudrait légèrement amender cette règle, que l’on accepte une relecture nationale et régionale des élections municipales, permettant à ces trois niveaux de dialoguer de façon sérieuse".

L’idée est d’ailleurs abordée par un projet de motion consulté par L’Express, un texte discuté au sein du "conseil national", le Parlement interne du parti, consacrant le rôle de "trait d’union" entre le local et le national de la "Conférence des Régions". Et ce même conseil national de mandater "le bureau politique afin de répondre favorablement aux demandes de discussions à propos des élections municipales émanant des directions nationales de nos partenaires politiques concernant les villes de plus de 100 000 habitants." Un changement de doctrine par rapport à 2020, où jamais ce point n’a été évoqué. "C’est un revirement majeur : si on évoque une stratégie nationale sur les municipales dont la compétence est locale, c’est que la "subsidiarité" ne s’exerce pas de la même manière", souffle un stratège écolo.

Au RN, Sarkozy ne fait pas consensus

Il a beau être le potentiel candidat du RN à la prochaine présidentielle, Jordan Bardella ne donne toujours pas le la quand il s’agit de choisir les idoles du parti. Sur Nicolas Sarkozy, par exemple, les avis divergent.

Si le jeune frontiste n’a jamais caché son admiration pour l’ancien président de la République, tous ses collègues et néanmoins amis ne partagent pas son avis. "Notre électorat reste très rancunier envers Sarkozy, critique d’ailleurs un haut gradé. Personnellement, je ne suis pas du tout fan de sa campagne de 2007 et je n’ai pas envie de m’en inspirer". Dommage, c’est justement ce qu’ambitionne de faire Jordan Bardella.