ru24.pro
World News
Май
2025

Gaza : Israël reprend ses bombardements après la libération d’un otage israélo-américain

0

Après 19 mois de détention, Edan Alexander, 21 ans, a été libéré lundi 12 mai par le Hamas. Le jeune homme, dernier israélo-américain encore en détention, avait été enlevé alors qu’il servait dans une base de l’armée dans le sud d’Israël, lors de l’attaque sans précédent du 7 octobre 2023. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a remercié Donald Trump pour son aide, et a estimé que cette libération était le résultat d’une "combinaison gagnante" alliant la pression politique du président américain et celle militaire d’Israël.

Après une pause observée le temps qu’Edan Alexander soit remis à l’armée israélienne, les bombardements ont de fait repris dans la nuit de lundi à mardi sur la bande de Gaza, alors que Donald Trump entame aujourd’hui une tournée en Arabie saoudite, au Qatar et aux Emirats arabes unis.

Les infos à retenir

⇒ Les bombardements israéliens reprennent dans la bande de Gaza

⇒ Donald Trump est arrivé en Arabie saoudite pour sa tournée au Moyen-Orient

⇒ Des stars du cinéma dénoncent le "silence" sur Gaza

Le Hamas dément que la libération d'un otage soit liée à une "pression militaire" israélienne

Le Hamas a démenti mardi que la libération de l'otage israélo-américain Edan Alexander la veille ait été liée à une "pression militaire" israélienne comme l'a affirmé le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou. "Le retour d'Edan Alexander est le résultat de communications sérieuses avec l'administration américaine et des efforts des médiateurs, et non une conséquence de l'agression israélienne ou de l'illusion d'une pression militaire", a affirmé le mouvement islamiste palestinien dans un communiqué.

Les bombardements israéliens reprennent dans la bande de Gaza

L’armée israélienne a repris ses bombardements contre la bande de Gaza, frappant dans la nuit de lundi à mardi un hôpital et tuant selon le Hamas un journaliste, après une pause observée pour la libération de l’otage israélo-américain Edan Alexander.

Tsahal a annoncé tôt mardi matin avoir frappé "un centre de commandement et de contrôle situé dans l’hôpital Nasser à Khan Younès", dans le sud du territoire palestinien. "Les hauts responsables du Hamas continuent d’utiliser l’hôpital pour des activités terroristes, en utilisant de manière cynique et brutale la population civile de l’hôpital et de ses environs", a ajouté l’armée israélienne.

Les autorités du Hamas ont fait état ensuite de plusieurs patients tués, sans préciser le nombre. Elles ont accusé Israël d’avoir "assassiné" le journaliste Hassan Aslih, présenté comme le directeur de l’agence de presse palestinienne Alam24, soigné après avoir été blessé lors d’une précédente frappe le 7 avril, qui avait tué deux autres journalistes palestiniens. L’armée israélienne avait alors annoncé que ce bombardement visait Hassan Aslih, présenté comme "un terroriste […] agissant sous couverture de journaliste", qui aurait "participé au massacre du 7 octobre".

Donald Trump en tournée au Moyen-Orient

Donald Trump est arrivé ce mardi matin en Arabie saoudite dans le cadre de sa première tournée au Moyen-Orient depuis son retour au pouvoir, qu’il espère riche en contrats économiques mais qui sera également dominée par les conflits et tensions dans une région en pleine effervescence. Lors de cette tournée majeure, le président américain doit aussi se rendre au Qatar et aux Emirats arabes unis.

Huit ans plus tôt, Donald Trump avait déjà choisi le royaume saoudien pour son premier voyage à l’international. La décision de faire passer, encore une fois, les riches monarchies du Golfe avant ses alliés occidentaux reflète leur rôle géopolitique croissant, mais aussi les priorités économiques du président américain. Ryad, Doha et Abou Dhabi devraient lui réserver un accueil royal, accompagné d’annonces de contrats mirobolants, de la défense à l’aviation, en passant par l’énergie ou l’intelligence artificielle.

Avant l’ouverture du Festival de Cannes, des stars du cinéma dénoncent le "silence" sur Gaza

Des dizaines de grands noms du cinéma mondial, de Pedro Almodovar à Richard Gere, ont dénoncé le "silence" face à la guerre à Gaza, dans une tribune hautement symbolique publiée juste avant l’ouverture du Festival de Cannes. "Nous artistes et acteur.ice.s de la culture, nous ne pouvons rester silencieux.se.s tandis qu’un génocide est en cours à Gaza", indique ce texte publié dans l’édition de ce mardi du quotidien français Libération. Il doit également être publié dans Variety, la bible américaine de l’industrie du cinéma.

La tribune rend également hommage à la photojournaliste palestinienne Fatima Hassouna, tuée dans un bombardement israélien mi-avril et protagoniste principale d’un documentaire programmé dans une section parallèle à Cannes. "A quoi servent nos métiers si ce n’est à tirer des leçons de l’Histoire, des films engagés, si nous ne sommes pas présent.e.s pour protéger les voix opprimées ?", demandent les 380 signataires de cet appel, dont également la réalisatrice française Justin Triet et l’acteur britannique Ralph Fiennes. Ils exhortent à agir "pour toutes celles et ceux qui meurent dans l’indifférence". "Le cinéma se doit de porter leurs messages", écrivent-ils encore.

Selon l’un des collectifs à l’origine de la tribune, sollicité par l’AFP, la présidente du jury cannois, l’actrice Juliette Binoche, faisait initialement partie des signataires mais son nom n’y figure pas mardi matin.