Les personnels du centre municipal de santé étaient en grève ce lundi : un compromis en perspective
Les personnels du centre municipal de santé ont entamé un nouveau mouvement de grève hier. Ils protestent pour la seconde fois contre la décision de la municipalité de ne pas redistribuer aux salariés une dotation d’État de 15.230 euros, « à l’origine versée dans le cadre du Ségur de la santé, précisément pour la revalorisation des salaires et pour des primes aux personnels, justifiés pour leur action et leur engagement durant le Covid », précise la responsable de la CGT, Christine Souletie, devant l’entrée du centre municipal de santé.Hormis les sept personnels concernés (quatre médecins et trois secrétaires médicales), une poignée d’agents municipaux se sont joints à eux pour les soutenir.Suite à un échange avec les salariés, vendredi dernier, le maire a proposé de garder 60 % de cette dotation pour équilibrer les comptes du service, déficitaire, et d’affecter les 40 % restant à la revalorisation des salaires et à des primes. Mais les salariés ne l’entendent pas de cette oreille. « La dotation a été pensée pour les personnels. Ce que fait la mairie n’est pas vraiment illégal, mais c’est injuste, la dotation est détournée de son esprit », s’agace Christine Souletie.
Vouloir réduire le déficit n'est pas saugrenu
Le maire, Bernard Combes, rappelle que cette dotation « n’était pas fléchée exclusivement pour un complément de salaire, d’autant que la décision volontaire de la Ville de créer un centre municipal de santé ne correspond pas une compétence qu’elle devrait exercer ». Pour le maire, affecter 60 % de cette dotation à réduire le déficit de 50.000 euros ne paraît pas saugrenu. « Et pour les salariés, une prime de 984 euros brut n’est pas négligeable. »Soucieux d’équilibrer les comptes du centre municipal de santé, le maire n’a pas non plus paru hostile à l’idée de « faire un petit pas supplémentaire pour satisfaire la demande des salariés ». Une décision pourrait être prise « dans les prochains jours ». L’issue de la grève devrait être décidée aujourd’hui.Arnaud Besnard
