Dites-le avec des fleurs, à la galerie Christiane Vallé à Clermont-Ferrand
Avec l’exposition Flowers, la galerie Christiane Vallé, à Clermont-Ferrand, souhaite retracer la thématique des fleurs à travers les âges, qu’elles soient utilisées de façon académique ou comme élément de dénonciation. Une rétrospective aux multiples regards, ceux d’artistes aux univers radicalement différents mais réunis par une inspiration toujours aussi saisissante.
De la pop culture portée par Greg Léon Guillemin à la vision plus architecturale de Jean Moiras, en passant par la sensibilité de Chloé Kelly Miller, le constat est le même : chaque fleur a une histoire à raconter et des émotions à transmettre. Une exposition à découvrir jusqu’au 13 juillet prochain.
Expo Flowers, Keymi. Photo Franck Boileau
Pour Chloé Kelly Miller, il s’agit d’un sujet de travail et de recherche très intéressant. "Pour la technique, pour la palette, l’équilibre. Les bouquets, pour moi, ont représenté une transition entre un travail au départ très brut, figuratif, et un travail qui est aujourd’hui plus technique. J’ai pu travailler de la 3D, de la couleur, une répartition, peut-être même aussi, et paradoxalement, un certain lâcher-prise". On rejoint là la psychologie (elle en est diplômée), essentielle dans l’aventure de cette jeune autodidacte.
"La figuration, la figuration libre, c’est mon truc, dans le sens où c’est la recherche de base […] La psychologie, la psychanalyse sont des puits, des sources de savoir assez illimitées. En fonction, ma recherche s’approfondit, peut-être elle change de forme également : du brut comme je le disais, de la nature morte, du bouquet, des personnages, parfois un peu de biais philosophique avec des allégories, des textes, etc.".
Expo Flowers, Shepard Fairey et Andy Warhol. Photo Franck Boileau
Cyclique, Chloé Kelly Miller a "fait du bouquet" pendant un an et demi, de la répétition, en quête d’un ou du mouvement. Mouvement qui rejoint là encore le lâcher-prise. "Cela permet d’ouvrir un truc un peu nouveau […] J’aime les très grands formats car ils appellent le corps (et l’esprit). Tu vas monter sur un escabeau, une échelle je ne sais pas. En fait, j’ai la sensation d’entrer dans mon tableau. De pouvoir m’y fondre. Il y a une adrénaline que je recherche tout le temps. Ça devient une addiction cette quête du moment, de la bascule".
Ce moment précis que l’on ressent mais dont le chemin est si difficile à définir… "Ben oui, si je savais avec précision comment s’opère le truc, la recherche serait terminée (rires)".
