Cinq choses à savoir sur le nouveau pilier gauche du CA Brive, Malino Vanai
Parmi les huit recrues estivales, il arrive à un poste clé et très convoité par le staff Briviste. Avec son mètre 83 pour 122 kilos, c'est un pilier moderne comme les experts aiment à les appeler.
Dynamique et solide en conquête, capable de porter le ballon, Malino Vanai veut se faire une place dans le pack briviste. Il le sait, pour jouer, "il faut que je sois le meilleur".
1. Des débuts en rugby à 7
Malino Vanai a un parcours plutôt atypique. Né en Nouvelle-Calédonie, il commence par l'athlétisme. C'est un sportif dans l'âme et c'est un peu au hasard, pour suivre les copains, qu'il se retrouve à jouer au rugby... à 7.
"Au départ, je jouais juste pour m'amuser, avec l'UNSS et mes amis. C'était pour les suivre". Il n'a pas réellement de poste : "c'était un rugby du pacifique, vraiment pour s'amuser plus qu'autre chose".
Il arrive en France à 17 ans, à Peyrehorade. "Là-bas, j'ai découvert un nouveau rugby avec mes cousins notamment." Il fait alors la transition vers le rugby à XV. Un passage difficile, mais riche d'expérience. "J'ai également pris un peu de poids, je me suis vite retrouvé à jouer devant."
Tout en obtenant son baccalauréat, Malino Vanai va être repéré par Montauban, dont il rejoint le centre de formation. Il se mue alors en pilier gauche.
2. Des contacts avec d'anciens Brivistes
À Montauban, un ancien Briviste l'attend, en la personne de Dimitri Vaotoa, lui aussi originaire de Nouvelle-Calédonie. De quoi faciliter son intégration et l'aider dans sa progression.
Au moment de signer à Brive, Vaotoa a distillé quelques mots à Vanai. "Dimitri m'a beaucoup parlé de Brive, surtout de la ville, où on peut faire la fête", s'amuse-t-il.
La fête, il n'a plus l'âge pour la faire. "C'est fini, maintenant, il me faut trois jours pour m'en remettre, alors c'est terminé", rigole-t-il.
3. Une sélection chez les "Baby Barbarians"
En 2018, Malino Vanai va faire la rencontre d'un autre ancien Briviste : Christophe Laussucq. Entraîneur des avants des noirs et blancs entre 2008 et 2010, il convoque Vanai avec les "Baby Barbarians" pour une rencontre face à la Géorgie.
Une sorte de récompense pour un joueur prometteur, "les Baby Barbarians" regroupant les meilleurs espoirs de Pro D2. "J'ai rencontré Christophe Laussucq avec les Barbarians, ensuite, il m'a emmené avec lui à Agen."
En effet, le coach prend dans ses valises le pilier gauche direction Agen et le Top 14. Une grande première pour lui.
4. Le cauchemar Agenais
La découverte du Top 14 ne se passe pas comme prévu pour lui. La première saison est stoppée par le Covid. "On a un peu été sauvé par cette interruption du championnat".
La dernière victoire se faisant sur le terrain... de Brive (16-30). Puis après, plus rien. Une saison cauchemar, ponctuée par deux petits points au classement et aucune victoire au compteur.
"Quand on perd tous nos matchs, c'est usant. Ça a été très difficile autant personnellement que pour mon entourage. Tu sais que chaque week-end ça va être dur, et encore plus quand tu te déplaces."
Malino Vanai n'a pas peur des mots et parle clairement de cauchemar. À Brive, il vient notamment pour tourner cette sombre page et prendre sa revanche sur ce championnat.
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Enfin, il sera un élément important pour les jeunes joueurs. "Je veux apporter mon savoir-faire aux plus jeunes". Un savoir-faire acquis au cours de ses 118 matchs en professionnels. La suite de l'histoire, elle, s'écrira en noir et blanc.
Corentin Dévé
