Patrick Sébastien lance un magazine dédié aux mots croisés, au bonheur et à la bienveillance
L’humoriste, chanteur et ancien animateur de télévision, Patrick Sébastien se lance dans une nouvelle aventure. Ce jeudi, paraît le premier numéro de son magazine "Jeux vous aime", tiré en 270.000 exemplaires.
Un magazine de résistanceD’où vient l’idée de création de ce magazine ?
C’est le groupe CMI qui m’a contacté pour me proposer d’être rédacteur en chef d’un magazine de jeux, avec notamment des mots fléchés, comme des mots croisés que je fabrique. L’autre moitié du magazine sera consacrée aux valeurs que je défends, la bienveillance, l’optimisme, l’espoir. Dans notre monde compliqué d’aujourd’hui, je trouve que c’est un magazine de résistance.
Que pourra-t-on lire dans le 1er numéro ?
J’ai fait un entretien avec Jean Dujardin où on parle plus des valeurs que de métier. On a fait un reportage sur une dame de 102 ans qui ouvre sa librairie tous les matins. On raconte des plus grandes escroqueries du siècle, on a un article sur la synchronicité. Il y a aussi des aphorismes et des souvenirs personnels. J’ai écrit l’édito, un poème sur la bienveillance.
"Jeux vous aime" est un bimestriel qui aide à bien vivre et met de bonne humeur.
Une passion d'enfanceÀ quel moment de votre vie avez-vous attrapé « la motsencroisite » ?
J’avais commencé très tôt. À l’âge de 14 ans, j’ai même fait le championnat de France de mots croisés. J’ai toujours été un amoureux de mots. J’ai passé le bac de français en candidat libre, j’étais en fac de lettres à Limoges. Il n’y a pas si longtemps que ça, j’ai commencé à concevoir des grilles de mots croisés. J’étais fasciné par un brillant verbicruciste qui s’appelle Michel Laclos. Puis, j’ai découvert Marc Aussitot qui fabrique des mots croisés de Télérama. On a le même état d’esprit, dans mes mots croisés, je ne me contente pas de donner une définition simple, mais je rajoute de l’humour et du second degré. Michel Laclos disait que « finir une grille de mots croisés, c’est comme résoudre une énigme policière. »
La télévision, c’est finiQu’est-ce que cette aventure vous apporte ?
J’ai déjà fait des chansons, des pièces de théâtre, des téléfilms, des shows télévisés. Récemment j’ai fait un vin qui s’appelle « Partage », je ressortirai un album cet été. Mais, je n’avais pas encore touché à la presse magazine.
Pour Patrick Sébastien, "la télévision, c'est fini". La télé est-elle définitivement derrière vous ?
Oui. Par contre, on pourra revoir mes émissions sur C8. La télévision d’aujourd’hui n’est pas pour moi, parce qu’on ne peut plus y dire des choses en toute liberté. Par contre, dans le magazine, je peux dire ce que je pense.
Il n'y aura pas de festival de cabaret à BriveEn 2018, vous avez annoncé la tenue du 1er festival des plus grands numéros de cabaret au monde, à Brive, en mai 2019. Pourquoi il n’a pas eu lieu ?
J’ai reçu chez moi 2 lettres anonymes en me disant « tu ne vas pas venir nous faire ch… Ici. Cette idée a finalement débouché sur une immense tournée qui va se faire dans la France entière et tant pis pour les Brivistes. Ils ne veulent pas de moi, on va le faire ailleurs. Je voulais faire un cadeau à ma ville, qu’on m’a renvoyé dans la gueule. On va pouvoir voir ce spectacle notamment au Zénith de Limoges. C’est l’histoire entre Brive et moi. J’ai tout fait pour cette ville et on ne veut pas que je fasse le festival de Brive, alors que je fais des festivals partout ailleurs.
Propos recueillis par Dragan PEROVIC
