Valérie Cabécas et Jean Mage (47,38%) au second tour face à Chrystèle Serre et Louis Toty (29,19%)
À l’annonce des résultats, la candidate sortante Valérie Cabécas était satisfaite, mais prudente. « Nous sommes heureux d’arriver en tête au premier tour, expliquait-elle grâce aux personnes se sont déplacées pour voter pour nous, et nous faire confiance, dans un contexte compliqué, avec un taux d’abstention élevé, couplé à une absence de distribution des professions de foi dans les boîtes aux lettres. Nous avons toujours défendu la ligne de conduite de rompre avec le déclin démographique du canton, et en faveur du maintien des services à la personne. »Valérie Cabécas et Jean Mage affronteront au deuxième tour un autre binôme de droite, Chrystèle Serre (centre droite) et Louis Toty (divers droite), qui malgré leur jeune mandat d’élu local, sont parvenus à gagner la confiance de 29,19 % des votants. « Au regard des résultats, nous sommes très motivés pour le second tour, confiait Louis Toty ce dimanche soir. Nous sommes ravis de nos réunions, qui ont été vives et riches d’échanges. » Un engouement qu’il explique par « le caractère concret » de projets déjà « bien avancés ».
La gauche boudéeLa gauche est restée sur la touche. Élise Brugière (Les Verts) et François Boisset (PCF), maire de Riom-ès-Montagnes, pourtant au coude-à-coude avec Cabécas-Mage dans sa commune, ont récolté 19,61 % des voix. « Nous sommes un binôme de gauche sur un territoire marqué à droite : nous savions que ça allait être compliqué, avec nos étiquettes politiques », analyse François Boisset.Enfin, le binôme (droite sociale) que formaient Muriel Gimmig et Bernard Raoux a récolté 3,83 % des suffrages exprimés. Un résultat qu’ils qualifient d’« honorable ». Inconnus des habitants, « nous souhaitions mener une campagne de proximité dont la crise nous a privés. Donc peut-être une prochaine fois ! »Avec une abstention de 53,01 % le canton de Riom-ès-Montagnes fait mieux que la moyenne départementale, mais les élus n’étaient pas satisfaits, « car à Riom, on vote toujours en nombre ! », souriait le maire, François Boisset, au bureau centralisateur. Et d’ajouter : « Cette jeunesse qui ne vote pas m’inquiète, car la question de la représentativité se pose : que penser d’une élection avec si peu de votants ? »Anna Modolo
