"Impulsive", la jeune femme condamnée à 9 mois ferme pour violences en récidive à Saint-Angel (Corrèze)
"Je suis un peu impulsive..." Un bonnet enfoncé jusque sur les yeux, c'est pourtant une mince et jeune silhouette qui répondait de violences en réunion aux magistrats du tribunal correctionnel de Tulle ce jeudi, réunis en formation collégiale.
Certes, la jeune prévenue de 20 ans n'est pas aparue comme l'auteure des coups les plus graves, qui ont quant même conduits à la délivrance d'une ITT de 14 jours à la victime. Le petit copain de la soeur de la mise en cause, pas encore majeur et qui s'est un peu trop mêlé des affaires familiales dimanche dernier à Saint-Angel, en a été quitte pour une sacrée correction.
Elle l'attrape par les cheveux et le traîne par terre"Les témoins décrivent au moins trois coups de poing portés par votre frère [mineur comme la victime et qui sera présenté au juge des enfants, NDLR]. Les constatations médico-légales font état notamment d'une fracture de la mâchoire", note la présidente de l'audience, avant de poursuivre : "Quant à vous, l'enquête montre que vous l'avez attrappé par les cheveux, entraîné au sol et traîné sur un mètre."
Comme son conseil le plaidera plus tard, la prévenue avance avoir simplement voulu séparer son jeune frère du petit ami de sa soeur. Puis lâche : "Il vient à la maison faire le patron et dire à ma mère ce qu'elle doit faire !"
Révocation d'un sursis antérieur de 6 moisDans le sillage de l'avocat de la partie civile, lequel insiste sur le traumatisme et les blessures subies par son client, le procureur, relevant l'état de récidive légale à l'encontre de la prévenue, durcit le ton : "La dernière fois, c'était des violences avec une arme blanche à l'encontre de votre compagnon. Cette fois-ci, c'est une victime avec une ITT pas anodine, 14 jours." Six mois ferme avec mandat de dépôt sont requis, de même qu'une révocation du sursis probatoire de 6 mois suspendu au-dessus de sa tête.
Si la défense a insisté sur une participation minime aux violences, le tribunal a quand même conclu à la culpabilité de la jeune femme. Une peine de 6 mois de prison, dont 3 mois de sursis probatoire, a été prononcée à son encontre, de même que la révocation du sursis antérieur de 6 mois. Le ministère public n'a pas été suivi pour sa demande de maintien en détention.
Julien Bachellerie
