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Январь
2021

La cour d'appel de Riom (Puy-de-Dôme) rejette la demande de mise en liberté du cambrioleur présumé

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Ce 20 novembre 2019, tout s’était passé très vite dans le magasin Mondovélo-cycles Mazeyrat, implanté rue de l’Industrie, près du « kilomètre lancé », à Aubière.

Entre 1 h 50 et 2 h 10, cinq hommes encagoulés, venus sur place à bord d’un fourgon Renault Master et d’une Peugeot 308, s’attaquent au commerce, dont ils défoncent la grille et la porte d’entrée.

Ils ont le temps de charger quarante vélos électriques_d’une valeur alors estimée à 105.000 euros_dans leur camionnette lorsqu’une patrouille de la brigade anticriminalité arrive sur les lieux, suite au déclenchement de l’alarme. Les voleurs prennent aussitôt la fuite et les policiers font le choix de poursuivre le fourgon, qui devra stopper sa course à Gerzat, après avoir percuté un véhicule en stationnement. Le conducteur parvient à s’enfuir à pied, abandonnant derrière lui tout son butin.

Il nie avoir participé au casse d’Aubière

Les analyses et relevés effectués dans l’utilitaire permettront d’isoler plusieurs ADN, dont celui de Lashene B., un habitant de Rillieux-la-Pape (Rhône). Il sera interpellé en juin 2020, avant d’être mis en examen et incarcéré, en même temps que d’autres suspects.

L’enquête, confiée au SRPJ clermontois, avait également permis de le mettre en cause dans un autre casse, commis selon le même mode opératoire que celui d’Aubière, le 5 novembre 2019, au préjudice d’un magasin Dafy Moto. Il avait permis aux cambrioleurs de repartir avec huit motos, d’une valeur totale de 58.000 euros.

Entendu ce mardi matin, en visioconférence, par les magistrats de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Riom, devant laquelle il a déposé une demande de mise en liberté, Lashene B., aujourd’hui âgé de 34 ans, a contesté son implication dans le vol d’Aubière.

« Son ADN retrouvé dans la camionnette ne prouve rien »

« Son innocence dans les faits du 20 novembre 2019 est établie, ne serait-ce que parce qu’il lui était physiquement impossible d’avoir été présent à Aubière ce jour-là, a plaidé son avocat, Me Samir Dris, du barreau lyonnais. Quant à son ADN, il ne prouve rien, dans la mesure où il a été mis au jour dans un fourgon volé deux mois avant les faits ».

« En revanche, a poursuivi Me Driss, le débat reste ouvert pour son implication dans les faits du 5 novembre 2019... Quoi qu’il en soit, nous ne sommes que sur un cambriolage, n’ayant occasionné qu’un préjudice matériel ».

La cour, qui avait mis sa décision en délibéré, a rejeté, ce jeudi, la demande de mise en liberté du voleur présumé, suivant ainsi les réquisitions de l'avocat général, Raphaël Sanesi.

Christian Lefèvre