Procès de l'incendie du Palm Beach à Vichy (Allier) : le propriétaire et le syndic mis en cause sont relaxés
Presque dix ans jour pour jour après le drame, le feuilleton judiciaire du Palm Beach a donc trouvé un épilogue, ce jeudi. Un épilogue, enfin, après de longues années d'instruction, de rebondissements divers, et au terme d'un procès qui, en novembre dernier, aura été particulièrement technique. Car il s'agissait de savoir si, oui ou non, il y avait une responsabilité pénale claire dans le déclenchement de cet incendie dramatique survenu en pleine nuit.
Le parquet avait requis cette relaxe généraleEt la justice, donc, a tranché. Ce jeudi, le tribunal correctionnel de Cusset (Allier) a prononcé la relaxe au pénal à l'encontre des deux prévenus qui ont été amenés à comparaître en novembre dernier à sa barre. En somme, donc, aucune faute pénale et délibérée n'a pu être clairement imputée tant au syndic' qu'au propriétaire du logement du quatrième étage où était parti l'incendie cette nuit-là. Le procureur de la république Eric Neveu avait lui-même requis cette relaxe générale, au regard notamment du manque d'éléments pouvant effectivement attester d'une responsabilité nette de l'un ou l'autre des prévenus.
Le dossier du Palm Beach était devenu un vrai feuilleton judiciaire.
Jugé pour destruction de bien d'autrui et homicides involontaires, le syndic' de copropriété était notamment accusé de ne pas avoir respecté des normes de sécurité en vigueur, contribuant au développement de l'incendie dans l'ensemble de l'immeuble, et donc au décès de quatre des résidents. Le propriétaire du logement du quatrième étage, jugé lui pour destruction de biens d'autrui, était accusé de négligence notamment dans la mise en place d'une installation électrique ayant pu être à l'origine du départ du feu. Mais la justice, donc, n'a finalement retenu aucune faute pénale, dans ce dossier où d'éventuelles responsabilités ont de toute manière, depuis le début, été bien difficiles à établir... Un débat sur les intérêts civils aura lieu au cours de l'année.
Pierre Geraudie
